Le silence assourdissant de l’ONU face au courage du peuple iranien
Le monde traverse une ère où les principes diplomatiques sont invoqués à longueur de discours, mais rarement défendus lorsque l’épreuve survient. Jamais cette contradiction n’a été aussi flagrante que dans le drame iranien.
Alors que des milliers de citoyens réclament pacifiquement des droits fondamentaux trop longtemps confisqués, le peuple iranien se heurte à la brutalité d’un régime déterminé à étouffer toute contestation.
Et malgré cela, du côté de l’organisation censée incarner la conscience universelle – l’ONU –, c’est le mutisme qui domine.
Pourtant, les faits sont clairs : depuis le début des manifestations, de vastes mouvements populaires réclament dignité, liberté et justice. La réponse des autorités iraniennes, elle, se traduit par une répression systématique : arrestations massives, intimidations, détentions arbitraires et un climat de peur visant à empêcher tout débat public. Des figures de la société civile, journalistes, étudiants, femmes, défenseurs des droits humains ou minorités se retrouvent pris pour cible, dans une logique punitive profondément incompatible avec les engagements internationaux de l’Iran.
Dans un monde rationnel, ces actes suffiraient à susciter une réaction immédiate de l’ONU : non pas l’indignation feutrée des communiqués, mais l’action concrète.
Or rien de tel ne se produit. Le Conseil de sécurité tergiverse, le Secrétariat général reste discret, et la bureaucratie onusienne semble anesthésiée. Ce qui devrait être un moment de leadership moral devient un moment de recul historique.
Cette passivité n’est pas seulement une erreur : elle constitue un signal. Aux régimes autoritaires, elle suggère que la communauté internationale tolère l’écrasement de mouvements civiques. Aux peuples opprimés, elle signifie que leur sacrifice n’est pas jugé digne d’une mobilisation globale. Cette dynamique corrosive menace non seulement l’ordre international, mais l’idée même de droits humains.
Car l’enjeu dépasse l’Iran. Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la crédibilité de l’ONU. Peut-elle encore prétendre incarner le droit international si elle détourne le regard lorsque des citoyens réclament pacifiquement des droits élémentaires ? Peut-elle exiger des États qu’ils rendent des comptes si elle refuse de faire usage de ses propres mécanismes ? Et que valent les traités si leur violation répétée n’entraîne
aucune conséquence politique ?
Les appels à l’action existent pourtant : session d’urgence, condamnation publique, mise en place d’un mécanisme d’enquête indépendant, libération des détenus arbitraires, surveillance internationale. Rien de cela ne relève de l’utopie. Ce sont les instruments mêmes de l’ONU, conçus pour ces crises. Encore faudrait-il oser s’en servir.
Les Iraniens, eux, n’attendent plus des déclarations lénifiantes, mais une reconnaissance politique et institutionnelle de leur combat. En défendant leur autonomie citoyenne, ils défendent une valeur universelle : le droit de s’exprimer et
de contester sans craindre la violence ou la disparition.
L’histoire est pleine de moments où des peuples ont réclamé l’attention du monde et ne l’ont pas obtenue à temps. L’ONU a été créée précisément pour ne plus répéter ces fautes. Refuser d’agir aujourd’hui reviendrait à abandonner cette vocation.
L’avenir dira si l’organisation saura sortir de sa torpeur. Mais une chose est sûre : le silence ne saurait être une position viable. Ni moralement. Ni politiquement. Ni humainement.
Le silence de mort de l’ONU tandis que le peuple iranien se révolte montre une fois encore que cette institution est l’organisation la plus moralement corrompue du monde . Elle n’est plus la solution, elle est le problème.
JForum.fr avec Meta (J. Vercors)
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