Leçons du 7 octobre : Le « kit d’urgence » est déployé dans tout le pays
Depuis le 7 octobre, un constat s’est imposé dans de nombreuses collectivités israéliennes : une crise sécuritaire peut très vite devenir une crise civile. Ce jour-là, dans plusieurs zones touchées, le problème n’a pas seulement été la menace armée. Il a aussi été l’effondrement de fonctions basiques : coupures de courant, réseaux téléphoniques saturés ou indisponibles, difficulté à joindre les secours, absence d’un poste de commandement opérationnel lorsque les bâtiments ou les centres municipaux ne sont plus accessibles. Autrement dit, même avec de la bonne volonté, l’action se heurte vite à un manque d’outils concrets.
C’est dans ce contexte qu’un “kit d’urgence” au format valise de commandement et de contrôle est en train d’être déployé. Le principe est simple : permettre à une équipe d’intervention locale de créer, en quelques minutes, un mini-centre de pilotage autonome, capable de fonctionner même sans électricité et sans réseau cellulaire. L’objectif n’est pas de remplacer les structures nationales, mais d’éviter les heures perdues — celles où l’on cherche à comprendre ce qui se passe, qui est où, et comment coordonner les premiers gestes.
Selon la description du dispositif, la valise regroupe des moyens de communication, d’énergie et de gestion opérationnelle. On y trouve une tablette et des équipements informatiques avec des applications dédiées à la conduite d’événements, des systèmes de radiocommunication pour garder le lien entre équipes, ainsi qu’un stockage d’énergie en courant continu (12–24 V) et en courant alternatif (220 V) pour maintenir l’activité. S’ajoutent des solutions d’éclairage, du matériel de premiers secours, des gilets et dispositifs d’identification, et un récepteur radio à batterie — utile quand les canaux habituels (téléphone, internet) deviennent incertains. Dans des versions plus avancées, la valise peut intégrer des drones, des caméras corporelles et du matériel d’observation, afin de remonter des images et d’objectiver la situation.
Le choix d’un format “trolley” rigide, transportable et résistant aux chocs vise un usage terrain : routes coupées, déplacement à pied, opérations sous stress, poussière, pluie, chaleur. L’idée est d’être capable de commander “au plus près”, y compris dans des environnements difficiles, et de garder une continuité de fonctionnement sur plusieurs heures. Le kit est présenté comme adapté à une large palette de scénarios : attaque terroriste, incendie, catastrophe naturelle, évacuation de population, ou gestion d’un incident complexe en temps réel.
Plusieurs collectivités sont citées comme déjà équipées : le Conseil régional de la côte d’Ashkelon, la municipalité de Sderot, Beit El, Gush Etzion, Kfar Vradim, le Conseil régional de Lachish, la région d’Ayalot, Ramat Negev, Emek Hefer et Ma’ale Ephraim. Des unités spécialisées auraient également acquis des versions dédiées. Dans l’esprit des responsables locaux, l’outil répond à une leçon centrale : quand le réseau tombe ou quand il est saturé, il faut un plan B immédiatement opérationnel, sans dépendance technologique fragile.
Au fond, cette démarche traduit une évolution : la préparation ne se limite plus à des consignes écrites ou à un “scénario extrême”. Elle devient un équipement concret, pensé pour tenir les premières 24 à 72 heures, celles où tout se joue avant le retour à la normale.
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