Elias d’Imzalène, dit défendre les Juifs avec l’UJPF et Tsedek

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« Intifada à Paris », audiences

Devant la Cour d’Appel de Paris, s’est tenu, mercredi 7 et jeudi 8 janvier, l’appel de la procédure à l’encontre de l’individu qui avait appelé à « l’Intifada dans Paris » lors d’une manifestation en septembre 2024.

Une salle remplie, surtout le deuxième jour, les activistes anti-Israël et anti-juifs étaient venus en nombre pour l’audition des témoins des parties civiles, Omar Youssef Souleimane dont le dernier livre s’intitule « Les complices du mal » et Nora Bussigny, dont le dernier livre s’intitule « Les nouveaux antisémites » .

Il fallut donc assister à de longues heures de débat autour du mot Intifada. L’individu, Elias d’Imzalène, a eu à cœur de mentionner toutes les luttes contre l’antisémitisme qu’il déclare mener, conférences, ateliers, même sa participation à la Marche contre l’antisémitisme ! Des déclarations, mais aucune preuve n’est venue corroborer cet « engagement », une avocate lui a lancé « Je ne vous crois pas ».

Mais pour les amis de ceux qui diffusent des images de la neige à Gaza, la vérité est-elle vraiment importante ? Il fit aussi mention de « nos amis en Kippah, UJPF et Tsedek », toujours à nos côtés « pour éviter tout risque d’antisémitisme », deux groupuscules qui se présentent comme juifs et participent activement aux manifestations des activistes anti- Israël et anti-juifs, en portant des panneaux en hébreu et en organisant régulièrement des conférences sur « l’instrumentalisation de l’antisémitisme ». Bref, il réclame une médaille de « Juste » !

Juifs- sionistes-israéliens

Fut également posée la question de savoir si les « jeunes des banlieues et des quartiers » faisaient la différence entre ces trois termes : juifs-sionistes-israéliens. Cette remarque a choqué le gus : mais ces personnes comprennent parfaitement ce sont des « gens très intelligents » ils sont aujourd’hui avocats, médecins, etc… et « personne ne pourra les séparer de leurs amis juifs ». Un peu plus tard lors de son audition Omar Youssef Souleimane a apporté une précision importante, lors de la manifestation un intervenant a pris la parole en arabe. Alsoumi, l’un des fondateurs d’Urgence Palestine a traduit ces mots en remplaçant « juifs » par « sionistes ». Au cœur du débat ! Pourtant l’avocat de la défense n’eut de cesse de reprocher aux avocats de la partie civile de passer de juifs à sionistes et israéliens.

Bref, Intifada ?

Donc, et vous serez heureux de l’apprendre, « Intifada » est un appel à des « manifestations pacifiques ». Et l’individu précise ; « Je termine ma courte intervention par lntifada et en appelant à la prochaine manifestation », ce qui veut bien dire que ces termes sont pratiquement équivalents. « Les manifestations ne sont pas des appels à l’insurrection des femmes, des enfants, des familles car ce sont des rassemblements de familles ».

Les avocats, ainsi que Omar Youssef Souleimane ont rappelé que le mot Intifada renvoie aux violences extrêmes des trois Intifadas, en Israël de 1987 – 1993 , 2000-2005 et 2015. Le mis en accusation répondra que le témoin Omar Youssef Souleimane ne peut pas comprendre ce mot, car né en Syrie, dans un pays en conflit, il est « arabe »et ne peut donc pas comprendre qu’ici, en France, Intifada est un mouvement pacifiste. Souleimane avait souligné qu’une normalisation de l’usage du mot Intifada induirait une normalisation de la violence nationale. S’en prenant sans vergogne à Omar Youssef Souleimane, la défense précise « Souleimane a fait de la poésie, pas de la linguistique ». Puisqu’il neige à Gaza lorsqu’il fait 17°, tout est possible. L’avocat de la défense ne manqua pas de signaler que dans certains lieux, on qualifie la révolte du Ghetto de Varsovie d’Intifada. Neige et ski.

Et donc ?

Et donc, deux journées d’audience n’auront pas suffi. Une suite, et peut-être fin, est prévue le 16 septembre pour les plaidoiries ! Il est vrai qu’avec près d’une heure de retard le premier jour, plus une suspension de séance, les débats ont pris un peu de retard. Quant aux questions de la défense aux témoins, elles se sont éternisées, pour ne pas dire embourbées
L’un des avocats de la partie civile est intervenue pour demander que les plaidoiries aient bien lieu ce jour, mais le Juge a rappelé que les débats sont libres sans limite de temps. Bref, la dizaine d’avocats de la partie civile représentant cinq associations auront été mobilisés plus de 15 heures sur cette seule affaire.

Où est la plateforme qui permettrait de soutenir les avocats dans ce travail incessant pour multiplier les actions judiciaires si nécessaires. Dans leurs commentaires sur ces audiences, les groupes anti Israël et anti-juifs, comme Capjo-Europalestine, qualifient les avocats de « représentants d’Israël », opérant ainsi eux-mêmes le glissement juifs – sionistes- israéliens que les « gens très intelligents » des quartiers maîtrisent parfaitement.

Le renvoi est donc prévu après l’échéance des municipales et alors que le projet de loi Caroline Yaldan tendant à pénaliser « les formes renouvelées de l’antisémitisme » doit être examinée ce lundi à l’Assemblée nationale, suscitant l’ire de toutes ces organisations qui ont fait de la haine d’Israël leur fonds de commerce. On ne peut que s’étonner de la faible mobilisation au sein de la Communauté sur ce sujet crucial, alors que la mobilisation du côté des activistes anti Israël est très forte. Le projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme a été adopté mais aucun décret d’application n’a été publié…

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Le Point Nora Bussigny

Evelyne Gougenheim

La rédaction de JForum, retirera d’office tout commentaire antisémite, raciste, diffamatoire ou injurieux, ou qui contrevient à la morale juive.

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1 COMMENTAIRE

  1. Si cet Arabe vit en France, c’est que les pouvoirs publics le veulent bien. Dans quel but, à part autoriser l’antisémitisme de façon implicite ?

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