Iran: la fin des mollahs et de l’axe du mal

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Au quatrième jour des manifestations en Iran, les rassemblements s’étendent et les appels à un changement de régime se multiplient.

La révolution en Iran ne signifie pas seulement la fin des mollahs et le retour probable de Reza Pahlavi, mais aussi l’affaiblissement de tous ses relais à travers le monde, à commencer par le Hamas, le Hezbollah et les Houthis. Il s’agit donc d’un changement majeur, en cours actuellement, qui est, comme à chaque fois, masqué par des informations de second ordre.
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> Reste le Qatar, qui formait un duo avec l’Iran. Désormais seul, et ayant besoin d’un rapprochement avec les États-Unis, le Qatar n’aura plus autant les coudées franches, d’autant que son double jeu l’a discrédité. Son premier relais était l’Europe, la France étant au premier plan, mais le changement de gouvernance dans de nombreux pays européens en faveur de la droite le rendra moins influent. L’antisémitisme pourrait alors connaître une certaine décrue.

Des manifestations nationales se sont déroulées en Iran pour le quatrième jour consécutif mercredi, avec de nouveaux rassemblements signalés dans plusieurs villes, une répression sévère des forces de sécurité et des appels croissants à un changement de régime de la part des manifestants et des politiciens du monde entier.

Des manifestants sont descendus dans les rues de villes comme Ispahan, Hamadan, Babol, Dehloran, Baghmalek et Pian, scandant des slogans contre le Guide suprême Ali Khamenei, soutenant le prince en exil Reza Pahlavi et commémorant les manifestants tués lors de soulèvements précédents, comme l’adolescent Artin Rahmani d’Izeh.

Le 01 Janvier 2026 à 12h00

À Ispahan, des manifestants nocturnes ont été filmés en train de scander « N’ayez pas peur, nous sommes tous ensemble » et « Mort au dictateur », tandis qu’à Dehloran et Baghmalek, des manifestants criaient des slogans pro-monarchistes, notamment « Voici le slogan national : Reza Pahlavi », « Javid Shah » (« Vive le Shah ») et des appels à la destitution de Khamenei.

Actes de défiance

Les forces de sécurité ont réagi avec force à plusieurs endroits, des rapports et des images faisant état de tirs et de gaz lacrymogènes dans des villes comme Nahavand, Asadabad et Hamadan, où des habitants ont été vus en train de tenir bon, y compris un manifestant qui a fait face à un canon à eau.

À Babol, la foule est intervenue pour empêcher les forces de sécurité d’arrêter un manifestant, tandis qu’à Téhéran, une dirigeante étudiante de l’Université de Téhéran, Sarira Karimi, a été arrêtée après une perquisition à son domicile ; on ignore où elle se trouve actuellement.

Des voix de soutien

Des personnalités culturelles et religieuses de premier plan ont également pris position, le haut dignitaire sunnite Molavi Abdolhamid affirmant que les conditions de vie déplorables et l’impasse politique alimentent la révolte, et le cinéaste renommé Jafar Panahi décrivant les troubles comme un soulèvement visant à « faire avancer l’histoire » maintenant que « la douleur partagée s’est transformée en cri dans les rues ».

Les responsables politiques occidentaux ont continué d’apporter leur soutien aux manifestants. Le sénateur américain Rick Scott s’est dit encouragé de voir les Iraniens « réclamer la fin de la dictature iranienne abusive » et les a exhortés à poursuivre leur résistance face à ce « régime maléfique », tandis que son collègue républicain, le sénateur Pete Ricketts, a appelé à accroître la pression sur Téhéran, alors que la population risque sa vie dans les rues.

Le député européen suédois Charlie Weimers a exhorté l’UE à « se ranger du bon côté de l’histoire » en rompant les relations diplomatiques avec les dirigeants de Téhéran, en soutenant l’accès à Internet pour les Iraniens et en dialoguant avec les dirigeants de l’opposition au sujet d’un « Iran post-islamiste ».

Manifestations nocturnes dans plusieurs villes d’Iran et affrontements avec les forces répressives.

• L’adjoint au gouverneur du Lorestan : lors des affrontements à Kouhdacht, un milicien du Bassidj a été tué et 13 agents des forces de sécurité et du Bassidj ont été blessés
• Attaque nocturne des brutes de Khamenei contre la cité universitaire des filles de l’Université Meli, enlèvement de plusieurs étudiantes et manifestation des étudiants devant le dortoir

Dans la soirée du 31 décembre, au quatrième jour du soulèvement national, la population et la jeunesse insurgée sont descendus dans les rues à Arak, Khorramabad, Chiraz, Doroud, Nahavand, Yassoudj, Racht, Shahr-e-Qods, Bagh-e-Malek, Kouhdacht, Fouladshahr, Assadabad, Ramhormoz, Babol, Qeshm, Lali, Masjed-Soleyman, Marlik ainsi que dans différents quartiers de Téhéran. Les manifestants se sont heurtés aux forces répressives et ont fait trembler les rues aux cris de « Iranien, crie, revendique tes droits » et «Cette année est une année de sang, Seyed Ali [Khamenei] sera renversé ».

À Oroumieh, lors d’un match de volley-ball, des milliers de jeunes ont scandé : « l’Azerbaïdjan a de l’honneur, Pahlavi du déshonneur ».

À Kouhdacht, les brutes de Khamenei ont ouvert le feu sur les manifestants, mais de jeunes courageux sont passés à la contre-offensive. Saïd Pour-Ali, adjoint politique, sécuritaire et social du gouverneur du Lorestan, a annoncé qu’un milicien du Bassidj nommé Amir-Hossein Khodaïfar avait été tué au cours de ces affrontements et que 13 agents des forces de sécurité et du Bassidj avaient été blessés par des jets de pierres.

À Hamedan et Assadabad, les jeunes insurgés ont incendié une base du Bassidj ainsi que l’une des planques du ministère du Renseignement. Ils ont résisté, par des températures négatives, aux véhicules de canons à eau des forces spéciales.

À Fouladchahr (Ispahan), la ville a été le théâtre d’affrontements directs entre les jeunes et les forces de répression. Les agents ont tiré en direction de la population, tandis que les jeunes, en allumant des feux, ont pris le contrôle de plusieurs rues.

À Arak, les forces de répression ont utilisé des canons à eau pour disperser la population, mais les jeunes ont résisté en les invectivant aux cris de « Ordures, ordures » et ont attaqué les forces spéciales.

À Racht, les jeunes ont incendié une moto des agents en civil qui attaquaient la population. À Ramhormoz, un bâtiment des forces répressives a été incendié par la population.

Mercredi soir à 23 heures, à la suite des manifestations nocturnes des étudiants de l’Université Melli (Beheshti) à Téhéran, des agents en civil et du renseignement ont attaqué la cité universitaire des filles, enlevant et emmenant plusieurs étudiantes. Un grand nombre d’étudiants se sont alors rassemblés devant la cité universitaire et ont affronté les mercenaires en scandant « Ordures, ordures ».

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