Sondage : Jordan Bardella remporterait la présidentielle 2027 quel que soit son adversaire
À dix-huit mois de l’élection présidentielle, Jordan Bardella consolide son statut de personnalité politique préférée des Français et domine largement les intentions de vote pour la présidentielle de 2027. Selon le dernier baromètre Odoxa, il l’emporterait aujourd’hui face à tous ses adversaires potentiels, confirmant une dynamique qui rebat les cartes du paysage politique.
Devenu en juillet la personnalité politique préférée des Français, Jordan Bardella confirme son statut de figure dominante de la scène politique. Le baromètre Odoxa et Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale réalisé les 19 et 20 novembre 2025 le place une nouvelle fois en tête du palmarès de l’adhésion, avec 39 % d’opinions favorables, soit trois points de plus qu’en octobre. Il devance nettement Marine Le Pen, restée stable à 35 %, et apparaît déjà comme son successeur naturel dans la course à l’Élysée, surtout si la condamnation à une peine d’inéligibilité de cette dernière est confirmée en appel en janvier.
Sa progression est encore plus spectaculaire parmi les sympathisants du Rassemblement national, où il atteint 97 % d’adhésion, un niveau quasi inédit. Cette dynamique interne lui permet de dominer confortablement Gabriel Attal et Édouard Philippe, qu’il surclasse de plusieurs points et relègue à distance dans les préférences politiques nationales.

Du suppléant au premier rôle
À un an et demi de la présidentielle, la question du candidat officiel du RN reste ouverte, mais l’opinion publique semble avoir tranché. Si l’élection se tenait dimanche prochain, 44 % des personnes interrogées estimeraient que Jordan Bardella serait le meilleur candidat pour représenter le parti, loin devant Marine Le Pen, jugée plus crédible par seulement 37 %. « Jordan Bardella est aujourd’hui la personnalité politique préférée des Français et remporterait la présidentielle si elle avait lieu dimanche prochain, quel que soit l’adversaire qui lui serait opposé », analyse Gaël Sliman, président de Odoxa.
Dans les intentions de vote du premier tour, le président du RN domine largement, crédité de 35 % des suffrages potentiels, soit 3,5 points de plus qu’au printemps. Édouard Philippe, longtemps considéré comme le principal rival, tombe à 17 %, un résultat qui marque un net recul de son influence nationale.
En duel, Bardella l’emporte quel que soit son adversaire
La nouveauté de ce baromètre réside dans les projections de second tour, où Jordan Bardella l’emporterait désormais face à tous les candidats testés. Face à Édouard Philippe (Horizons), il recueillerait 53 % des voix. Face à Raphaël Glucksmann (Place publique), son avance s’étendrait à 58 %. Il devancerait également Gabriel Attal (Renaissance), avec 56 %. Quant à un duel contre Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), il tournerait même à la victoire écrasante, Bardella atteignant 74 % d’intentions de vote. Une telle configuration marque une rupture nette, en avril dernier encore, Édouard Philippe aurait battu Bardella au second tour, avec 54 % contre 46 %.
Gaël Sliman met toutefois ces résultats en perspective, rappelant qu’« une intention de vote à un an et demi d’une échéance présidentielle n’a aucune valeur prédictive ». Elle ne reflète que la situation actuelle, comme si le scrutin se tenait immédiatement. Rien ne garantit, selon lui, que la clémence de l’opinion envers Jordan Bardella perdurera, ni qu’un faux pas médiatique ne viendra bouleverser l’équilibre du moment sachant que la marge d’erreur statistique est plus ou moins de deux points. Mais une chose semble sûre, si le RN remportait la présidentielle, il n’y aurait plus de « coup de tonnerre » ou d’effet de surprise. « Ce désir du RN est un signal fort et nouveau sur l’état de notre opinion publique » conclut-il.

La gauche reste modeste, mais Glucksmann s’impose
Si la gauche reste globalement en retrait dans les niveaux d’adhésion et très éparpillée, une exception se détache nettement. Raphaël Glucksmann, qui bondit à 24 % (+ 4), devient la figure la plus populaire auprès des sympathisants de gauche, où il atteint 50 % d’adhésion, devant François Hollande et Fabien Roussel (48 % chacun). Le leader de la France insoumise domine toujours le palmarès du rejet. Malgré une baisse de 5 points, Jean-Luc Mélenchon reste la personnalité la plus rejetée du pays, à un niveau particulièrement élevé, 66 %.
Bardella: peut-on aller jusqu’au crime ?
Jordan Bardella a voulu voir Vesoul, et il a vu Vesoul. Avec en prime la bonne vieille farce qu’on croyait passée de mode, l’enfarinage. À la manœuvre, un jeune gars, un lycéen nous dit-on. On ne saura sans doute jamais quelle part d’espièglerie de type potache se faufile derrière cette impertinence au demeurant assez peu préjudiciable à l’intégrité physique de la personnalité visée. Certes, celle-ci peut se sentir un tantinet ridiculisée, mais, comme on le sait bien, le ridicule n’ayant jamais tué personne, le bilan, à la fin, n’est pas des plus dramatiques.
D’autant que, dans le cas du président du Rassemblement national, quasiment en même temps que ce saupoudrage immaculé tombaient sur lui les chiffres d’un sondage qui avait tout pour chasser le désagrément de cette audace et cautériser la légère blessure d’ego qui l’accompagnait.
Que dit cette étude ? Jordan Bardella vainqueur aux présidentielles si celles-ci avaient lieu ce dimanche. Cela dans tous les cas de figure. Comme il est peu de probable que quelques grammes de farine suffisent à entamer véritablement une dynamique d’opinion en quelques jours, nous pouvons considérer que ces résultats demeurent valables au moment où ces lignes sont écrites.
Ainsi, le jeune candidat RN arriverait largement en tête au premier tour, engrangeant quelque chose comme le double de voix de son concurrent le plus direct, Edouard Philippe (environ 36,5 contre 17) que d’ailleurs, il battrait au second tour. Le match se jouerait alors à 53 contre 47 %. Ce n’est pas peu. De plus, si, pour ce second tour, nous avions en lice le candidat de gauche Raphaël Glucksmann, le score serait de 58 contre 42%. Ensuite, 56 contre 44 si le compétiteur retenu était Gabriel Attal, et 74 contre 26 s’il s’agissait du vétéran de la course à l’Élysée, le toujours pétaradant Jean-Luc Mélenchon.
Il convient tout de même de bien avoir présent à l’esprit que nous sommes encore loin de l’échéance, le passé nous ayant appris que qui se voit déjà au balcon (de l’Élysée) à Noël se retrouve fort souvent gros Jean comme devant au joli mois de mai. Et puis, il convient aussi de retenir que, lors de ce sondage, un tiers des personnes interrogées n’exprimaient encore aucune préférence. Et un tier, c’est vraiment beaucoup.
Il n’en reste pas moins que les résultats sont là. Et qu’ils sont plutôt bons pour le RN et ce qu’il porte. L’embellie révélée par l’enquête est que, désormais, son candidat arrive en tête du premier tour dans toutes les tranches d’âge de la population. Voilà peu encore, ses adversaires, du centre comme de la droite dite de gouvernement, se gaussaient, assurant que jamais le parti de Marine Le Pen ne percerait chez les retraités. Erreur d’appréciation. Une parmi toutes celles qu’ils accumulent ces derniers temps. Aujourd’hui, le jeunot Bardella a bel et bien la cote chez les mamies et les papys. Le point est d’importance car cet électorat-là est de loin le moins volatile du spectre électoral, ce qui signifie qu’il y a peu de risque qu’il se dédise de manière significative d’ici le passage par les urnes.
Ce score des plus encourageants est probablement dû aussi à une autre réussite du RN. La guerre des chefs n’a pas eu lieu. Jordan n’a pas cherché à tuer Marine qui, de son côté, a su – intelligemment – ne pas entraver la lente montée de son poulain vers ces sommets d’opinons favorables.
Dans la vie politique des partis, le phénomène est des plus rares et mérite donc d’être souligné, et il me semble à peu près évident que cette subtile et habile cohésion n’a pas peu joué dans l’adhésion d’intention enregistrée par cette étude.
Mais bon, comme il a été dit plus haut, nous sommes encore loin du grand rendez-vous et bien des choses, tant en externe qu’en interne, peuvent encore se produire.
Reconnaissons toutefois que de si beaux résultats chiffrés valaient bien un petit peu de farine sur le bout du nez. En outre, on ne dira jamais assez combien aller voir Vesoul peut s’avérer intéressant et fructueux. Qu’on se le dise !
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