27 janvier 1945 : Libération du camp d’Auschwitz-Birkenau.
Souvenons-nous pour ne pas oublier…
« La libération ne fut pas pour nous un jour de joie ; ce fut un jour de vérité. Les camps de la mort, c’était vrai. Les chambres à gaz, c’était vrai. Les six millions de disparus, c’était vrai. Hébétés, prostrés, titubant dans une noire ivresse, plus que jamais nous nous découvrions prisonniers de nos peurs, de nos rancunes, de nos obsessions, prisonniers de ces morts qui respiraient pour nous et parlaient par notre voix. Les Allemands n’étaient pas les seuls coupables. Ils n’avaient été que le bras aveugle de l’univers ». (p. 148)
« Nous avons survécu à la catastrophe, par une sorte de miracle, une excentricité des circonstances, une erreur des statistiques, un oubli de la Gestapo. Nous avons repris le cours de notre existence, instruits par l’expérience, mûris par l’épreuve, prêts à affronter l’avenir, assumant librement notre condition juive et notre condition française. Rien n’est clos. L’aventure recommence. Dites-le à tous : le judaïsme français vit. » (p. 322)
Excipit de : Rabi, « Anatomie du judaïsme français », 1962.
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