Netanyahu a adressé un message clair aux États-Unis : la dépendance militaire d’Israël sera considérablement réduite, moyennant un coût de plusieurs centaines de milliards.
Cette décision majeure est aussi importante que la décision de Ben Gourion quand il a doté Israël de l’arme nuckéaire. Elle montre la stature de cet homme d’état qui prend une décision radicale, celle de rendre libre et autonome Israël dans ses capacité militaires. La somme de 350 milliards de shekel n’est qu’une estimation actuelle. Elle entrainera avec elle des retombées économiques non négigeable en faisant d’Israël un acteur majeur dans le monde de l’armement.
Cette mesure, qui a déjà fait couler beaucoup d’encre, prend désormais une importance concrète : des centaines de milliards de shekels seront investis afin de mettre en œuvre l’une des principales conclusions de la guerre qui a débuté après le massacre de l’Envelope.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré aujourd’hui (mercredi) lors d’une cérémonie de remise de diplômes d’un cours pilote qu’Israël dépensera 350 milliards de shekels au cours de la prochaine décennie pour le développement indépendant d’armes afin de réduire sa dépendance à l’égard des autres pays.
« Il y a quelques semaines, j’ai approuvé, avec le ministre de la Défense, le ministre des Finances et d’autres personnes présentes ici, un investissement total de 350 milliards de shekels sur les dix prochaines années pour bâtir une industrie d’armement indépendante pour l’État d’Israël. Nous voulons réduire notre dépendance à tous les égards, même vis-à-vis de nos alliés », a-t-il déclaré, lançant un clin d’œil aux États-Unis .
« Les meilleurs experts de l’industrie aérospatiale travaillent d’arrache-pied au développement d’armes qui garantiront la sécurité d’Israël lors des futurs conflits. » En préambule de son discours, il a souligné : « L’Allemagne souhaite acquérir de plus en plus de systèmes, d’autres pays importants sont sur les rangs ; nous devons prendre conscience de l’ampleur de la transformation historique qui s’est opérée ici. »
350 milliards de shekels et un clin d’œil aux États-Unis.
L’annonce a marqué un tournant stratégique majeur : Israël s’apprête à investir près de 350 milliards de shekels sur dix ans afin de développer une industrie d’armement largement autonome. En officialisant cette décision lors d’une cérémonie de remise de diplômes d’un programme pilote, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a donné une dimension concrète à un discours tenu depuis plusieurs mois, forgé dans le contexte de la guerre déclenchée après le massacre du 7 octobre.
Selon le chef du gouvernement, cet effort financier massif vise un objectif clair : réduire au maximum la dépendance d’Israël vis-à-vis de fournisseurs étrangers, y compris de ses alliés traditionnels. L’investissement a été validé conjointement avec les ministres de la Défense et des Finances, traduisant un consensus au sommet de l’exécutif sur la nécessité d’un changement structurel profond. « Nous voulons produire nous-mêmes ce qui est essentiel à notre sécurité », a-t-il affirmé, soulignant que les meilleurs experts du secteur aérospatial et militaire israélien sont déjà mobilisés sur des programmes de développement accélérés.
Ce choix stratégique intervient alors que l’industrie de défense israélienne connaît une dynamique sans précédent. Netanyahu a rappelé que plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, manifestent un intérêt croissant pour les systèmes israéliens, signe selon lui d’une transformation historique du secteur. En parallèle, l’État hébreu entend renforcer ses stocks de matériels critiques tout en développant localement des plateformes clés, y compris dans le domaine aérien, afin de garantir une continuité opérationnelle en temps de crise.
Cette vision s’inscrit dans la continuité de déclarations antérieures ayant suscité de vives réactions. En septembre, Netanyahu avait évoqué l’idée d’une « super-Sparte », décrivant un Israël contraint d’adopter certaines caractéristiques d’une économie plus autarcique pour assurer sa survie. S’il se définit comme partisan du libre marché, il avait alors insisté sur l’impératif de souveraineté dans les domaines vitaux, au premier rang desquels figure l’armement. Face aux critiques, le Premier ministre avait ensuite précisé que cette orientation ne signifiait pas un isolement international, rappelant le soutien constant des États-Unis, tout en reconnaissant l’existence de blocages politiques dans certains pays d’Europe occidentale.
Au fil de ses prises de parole, Netanyahu a mis en lumière une leçon centrale tirée de la guerre : la vulnérabilité créée par les restrictions politiques sur les exportations d’armes. Selon lui, même dans un contexte de forte croissance des industries de défense et d’augmentation des exportations, ces contraintes peuvent entraver la capacité d’Israël à se défendre librement. D’où la volonté affichée de parvenir à une indépendance maximale, afin que l’armée israélienne puisse s’appuyer prioritairement sur des équipements conçus et produits sur le territoire national.
Cette ambition repose sur des acteurs industriels déjà bien établis, au premier rang desquels figure Israel Aerospace Industries, pilier historique du complexe militaro-industriel israélien. Interrogé sur les dissensions internes au Likoud concernant la gouvernance de l’entreprise et la nomination de son président, Netanyahu s’est voulu rassurant, indiquant que la situation devrait être réglée prochainement.
Au-delà des débats politiques, le message envoyé est clair : Israël souhaite tirer parti de son avance technologique et de l’expérience acquise sur le terrain pour bâtir une capacité de défense moins exposée aux aléas diplomatiques. Ce plan d’investissement colossal traduit une redéfinition assumée des priorités nationales, où la souveraineté sécuritaire devient un axe structurant de la stratégie économique et industrielle du pays pour la décennie à venir.
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